NUITS BLEUES

Les autorités – et la presse – ont l’habitude de désigner sous le nom de « nuits bleues » les offensives terroristes ponctuées d’attentats qui scandent régulièrement la vie en Corse. L’île de Beauté est certes un des plus beaux pays du monde, mais il est aussi bouleversé depuis plus de trente ans par les actions violentes menées par les mouvements indépendantistes.
C’est cette réalité que va découvrir Claire Nolleau, une jeune prof de français, contractuelle, par le hasard d’une rencontre dans l’avion qui la ramène en Corse après les vacances de Noël. L’appareil traverse une forte perturbation, son voisin la rassure… Rencontre fortuite, mais pour elle décisive : le voisin en question est un « terroriste » qui sort de prison, un métis de mère vietnamienne et de père corse. Paulo Altieri est un « macho muet ». Il ne s’exprime vraiment que dans le chant polyphonique qu’il pratique avec passion, comme un art politique. D’abord décidé à seulement draguer la jeune femme, il en tombe amoureux, il entreprend de l’initier à la vie corse, à l’histoire corse, aux raisons qui ont entraîné, qui entraînent un certain nombre d’îliens à se lancer dans une guerre qui semble bien vaine contre « l’Etat français ».
Au gré des événements, des poursuites policières et judiciaires, plongé dans la clandestinité, il prend de plus en plus de risques pour conquérir Claire Nolleau. La jeune femme a peur, peur de l’homme, peur de la situation, elle résiste, non sans se passionner pour cette bataille à laquelle elle est forcée de participer. Elle ne plonge pas, elle est tirée vers l’ombre, elle doit elle aussi accepter l’aventure à la suite de cet homme accusé d’avoir tué un ancien policier. Et par conséquent pris dans le labyrinthe d’une terrible vendetta
Les terroristes meurent aussi : alors qu’il tente de revoir une dernière fois Claire, traqué par les policiers et par ses adversaires politiques, Altieri  oublie toutes les précautions, il est tué lors d’un duel qui a pour cadre le cimetière de Corte. Sous les yeux de la jeune femme. 
La Corse est un cadre, la culture corse une donnée incontournable. Une donnée niée par les Français du Continent. Mais l’homme est emblématique de tous ces militants qui, de la Birmanie à la Colombie, de l’Irlande au Pays basque, de l’Afghanistan au Liban ou au Sud Sahara, croient que la violence politique est le chemin inévitable pour promouvoir leurs revendications. Sans craindre pour leur vie.

Au cours de sa tumultueuse vie de journaliste spécialiste du terrorisme, Philippe Madelin a approché de très près ces combattants de l’impossible. Il a effectué plusieurs dizaines de missions en Corse, au Liban, en Colombie, au Pays basque et en Irlande.
LA SERENADE ITALIENNE

Le colonel Strelli, conseiller spécial du Directeur général de la DGSE, doit retrouver les vrais titulaires d’un compte à numéro ouvert à la succursale d’une banque genevoise. Il découvre que derrière ce compte se cacherait Victor Ridgway, un oligarque d’origine russe à l’immense pouvoir dont les actions perverses menacent l’équilibre du monde. Il est la figure principale d’une armée de fantômes malfaisants, réputés appartenir à la « mafia russe ». Celle soi-disant mafia apparaît en réalité comme un réseau mis en place au cours les années 1970 pour accueillir les « Grands » apparatchiks du régime soviétique après la chute inéluctable du régime, prévue par les analystes du KGB dès l’ère Brejnev. Les « pantins russes » ont échappé à leurs manipulateurs. Ils se sont appropriés les capitaux qui leur ont été confiés.L’oligarque veut utiliser une arme fatale, une « mini-nuke », une bombe  nucléaire miniaturisée. Mais il ne dispose pas du code nécessaire pour l’actionner. Strelli   doit à tout prix lui interdire l’accès au code.
Les responsables du SVR – qui a pris la succession du KGB - ont demandé aux services de renseignement occidentaux de les aider à récupérer les fortunes disparues dans la nature. Rythmée par la musique entêtante de la « Sérénade italienne » jouée par des musiciens de rue, reflet d’une réalité totalement ignorée, cette mission plonge Strelli   dans une ronde cauchemardesque autour du monde où mafia et mondialisation font bon ménage… Menaces, chantages, manipulations, meurtre, tous les moyens sont bons à ces mafieux pour échapper aux poursuites.

Auteur de quatorze ouvrages d’enquête et co-auteur de deux « thrillers », depuis trente ans Philippe Madelin explore toutes les formes de criminalité économique, les rapports incestueux entre la politique et l’argent, et les arcanes de l’espionnage.

Pour obtenir le texte intégral, demander à l'auteur via l'adresse suivante : yhphmmc@yahoo.fr

 

© Philippe Madelin 2008 | Mis à jour le 20 décembre 2008 | Développé par Oratos
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